Affaire judiciaire · Instruction close sans mise en examen
Soupçons sur l'emploi d'assistants parlementaires au Parlement européen
Les faits
En juillet 2017, l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) ouvre une enquête après un signalement de l'eurodéputée Sophie Montel visant plusieurs partis, dont LFI. Selon un rapport de l'OLAF daté du 3 mars 2021 et révélé par Libération, Mélenchon aurait utilisé deux de ses assistants parlementaires accrédités pour une activité politique en France plutôt que pour le travail au Parlement européen, pour un préjudice estimé à plus de 500 000 euros. Le rapport évoque des « manquements » et un « désintérêt assumé » des règles européennes.
Une information judiciaire est ouverte en France en 2018 ; deux anciens collaborateurs sont placés sous le statut de témoin assisté en 2022. En mai 2026, les juges ont clôturé l'instruction sans mise en examen de Jean-Luc Mélenchon, qui échappe ainsi à un procès. Il n'a donc jamais été condamné ni mis en examen dans cette affaire.
Pourquoi ça pose problème
Même classée sans suite pénale à son encontre, l'affaire repose sur un constat documenté de l'OLAF : des fonds européens destinés au travail législatif auraient servi à une activité partisane en France. Pour un mouvement qui se présente comme le chantre de la probité, ce constat administratif d'irrégularités reste une contradiction — mais il faut être clair sur le fait qu'il n'a débouché sur aucune condamnation ni mise en examen.